Petit guide du transport de bébé à vélo

C’est l’été !!!! L’occasion de sortir tous le jours pour profiter au maximum du soleil !

Avant d’avoir un enfant, je me promenais 8 mois par an à vélo environ. C’est plus rapide et moins cher que le bus; en plus, t’es dehors et tu fais de l’exercice; ça te fait juste du bien ! Il y a juste quand je devais aller vraiment loin et/ou qu’il y avait plein de grosses côtes à grimper que j’optais, le temps d’un trajet, pour les transports en commun.

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Avec mon petit, j’ai voulu continuer, je me suis donc informée à fond sur les conseils possibles en tous genres afin d’être sûre de ne rien faire d’illégal ou dangereux sans m’en rendre compte. Premier constat : on conseille généralement d’attendre que l’enfant ait environ un an avant de commencer. en effet, il faut à la fois que l’enfant tienne bien sa tête mais également puisse supporter le poids de son casque. Sinon, c’est son cou qui prend tout le choc.

Ensuite, il faut évidemment lui trouver un casque qui lui fasse, et là ce fut particulièrement difficile pour nous : notre enfant est un modèle à petite tête. Au final, on n’a donc pas fait de vélo avec lui lors de son premier été, et on a attendu le printemps suivant, alors qu’il avait environ 21 mois. La plupart des casques pour bébés commencent avec un périmètre crânien de 45 cm, et possèdent différents réglages qui permettent d’utiliser le même casque plusieurs années -cela dit, selon le matériau et le fabricant, on recommande de changer le casque au bout de 2 à 5 ans, ou plus tôt en cas de choc, même sans détérioration visible.

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Ensuite il y a les types de siège à étudier. Personnellement, ça me faisait un peu peur au début d’avoir mon bébé à l’arrière, car je n’avais pas aimé la sensation chaque fois que je revenais du marché et que j’avais beaucoup de poids sur le porte-bagages. Je savais que je pouvais aussi m’habituer rapidement à ce que le centre de gravité de l’ensemble maman+bébé+ vélo diffère par rapport à un système sans bébé, mais j’aimais l’idée d’avoir mon bébé juste devant moi, qu’il ait une bonne vision de ce qui se passe, et maman tout près qui peut lui chuchoter dans l’oreille ou lui faire des bisous à l’arrêt. J’ai donc opté pour le siège à l’avant.

Ceux-ci, quel que soit le modèle, sont limités à des enfants de 15 kg, puisqu’ils s’accrochent sur l’avant du cadre et qu’au final, l’enfant est généralement en suspension (comme l’ourson plus haut sur la photo). Encore une fois, on a un garçon un peu petit pour son âge, qui va encore dans ce siège à presque 3 ans (quoique cette fois-ci, la fin soit proche), mais un enfant assez grand pourrait déjà ne plus rentrer dans le siège avant 2 ans. Les prix sont aussi généralement plus élevés, probablement pour des questions à la fois de conception (les fixations sont plus complexes) et de plus bas volume de production (ces sièges s’utilisent tellement moins longtemps que les ceux à l’arrière). Également, le siège peut gêner un peu pour pédaler; j’avoue devoir écarter très légèrement les genoux -cela dit, le modèle que j’ai choisi s’enlève facilement, mais il n’y a pas d’endroit pour le stocker à la garderie (par contre, on peut acheter 2 fixations et lors d’une balade, échanger siège et bébé d’un vélo à l’autre). Ces types de sièges sont déconseillés aux adultes un peu petits puisque l’enfant (selon sa taille) peut devenir encombrant; idéalement, il faudrait pouvoir faire un test avant d’acheter, ou écumer Internet à la recherche d’opinions de parents qui ont testé le(s) modèle(s) qui vous tente(nt). À noter qu’il n’y a pas d’appuie-tête (pour des raisons évidentes de visibilité), ce qui en fait un choix moins confortable pour l’enfant lors des trajets plutôt longs.

Cela dit, j’ai personnellement adoré l’expérience,  ça a été une super introduction au vélo pour lui et pour moi !

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Les sièges à l’arrière, sur le porte-bagage, peuvent accueillir des enfants jusqu’à 6 ans environ (22 kg). Je conseille d’investir dans un panier à mettre à l’avant, juste pour avoir vu des parents qui pédalaient sac au dos et le petit à l’arrière qui avait le nez qui frottait contre le sac… Sur ceux-ci, l’enfant est plus bas et il est indispensable que ses pieds soient bien retenus afin qu’il ne se prenne pas les pieds dedans (ce qui était complètement inutile sur le siège à l’avant, et heureusement : nos sangles ont lâché au bout d’une semaine…) Certains modèles s’inclinent, et ils sont donc plus agréables pour l’enfant lors d’une balade un peu longue. On conseille, pour s’entraîner au changement dans le centre de gravité du vélo, à s’entraîner avec des sacs de patates préalablement.

Enfin, dernière option, la remorque. C’est aussi quelque chose que j’ai testé, en fait avant même d’acheter le siège à mettre à l’avant; j’avais trouvé un modèle bien entretenu, d’aspect presque neuf, sur les petites annonces. Le problème que j’ai eu est que cet printemps-là fut très pluvieux et que ça ne me tentait pas d’acheter une housse pour protéger la remorque quand je la garais dans la rue (et même pliée, je ne pouvais pas la rentrer dans la garderie). Anyway, ça devenait lourd de la détacher le matin et de la rattacher le soir; je l’ai donc mise de côté pour les grosses promenades comme une balade le long du canal.

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Les remorques peuvent se transformer en poussette, ce qui est très pratique quand on veut se déplacer quelque part en vélo puis qu’on doit par exemple magasiner avec un enfant qui marche peu ou pas. Par contre elles sont généralement plus larges et donc pas forcément pratiques dans la plupart des magasins. Vu leur coût, il faut se demander si on ne préfère pas investir dès le départ dans une remorque double, si on sait qu’on risque d’avoir 2 enfants avec moins de 5 ans d’écart; par contre, celles-ci deviennent complètement inutilisables dans les boutiques. Comme la valeur de revente est excellente, à vous de décider si finalement vous ne commencez pas avec une remorque simple.

Il est préférable de se pratiquer un peu, avant d’y mettre l’enfant, à tourner les coins de rue vu que notre vélo devient virtuellement plus large et plus long. Pour l’enfant, c’est très agréable, car il peut jouer; on ferme la moustiquaire et il devient donc impossible qu’il jette ses livres et jouets dans la rue. On conseille d’ajouter un fanion coloré afin de mieux signaler la présence de la remorque; à noter que l’enfant doit porter un casque puisque même si l’ensemble est fermé, et bas, et paraît donc sécuritaire, les risques de collision, voire de renversement de la remorque, existent. La tête de l’enfant peut cogner contre la structure de la remorque, voire contre la rue, à travers la moustiquaire. C’est pourquoi le transport des nouveaux-nés à vélo est complètement déconseillé, même avec le hamac développé spécialement par les compagnies; en fait, Thule eux-même écrivent clairement dans le guide : « Consultez votre pédiatre avant d’utiliser le hamac pour nouveau-né pour des activités autres que la marche. » Pas de vélo, ni même de jogging, tant que l’enfant est trop petit pour porter un casque.

Cela me fait d’ailleurs penser à une scène d’horreur à laquelle j’avais assisté deux fois alors que j’étais enceinte : une maman à vélo avec un bébé endormi dans un porte-bébé ventral. Alors non, il ne leur est rien arrivé, mais juste à penser ce qui pouvait arriver en cas de collision, j’en avais des sueurs froides. Malheureusement j’étais à pied et incapable de les rattraper pour leur demander à quel point elles étaient conscientes de ce qu’elles faisaient; même une chute à basse vitesse, sur un crâne d’à peine 2 mois, même éventuellement amorti avec les bras de maman, peut causer un traumatisme crânien entraînant des séquelles qui pourraient perdurer durant toute la vie du petit. ON NE PLAISANTE PAS AVEC LA SÉCURITÉ D’UN ENFANT.

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Pour les plus grands, il y a ensuite les demi-vélos ou les « girafes » (ou autres extensions, telle ci-dessous) qui permettent de voyager ensemble sans avoir à contrôler où va l’enfant. Conseillés évidemment pour les trajets dans des zones moins sûres, afin ensuite de pouvoir le décrocher et de pratiquer avec lui les arrêts aux feux rouges et la courtoisie sur les pistes cyclables…

Je vous souhaite bien du plaisir à vélo avec vos petits !

 

Assurance-automobile du Québec : https://saaq.gouv.qc.ca/securite-routiere/moyens-deplacement/velo/remorques-sieges-enfants/

Article dans La Presse : http://plus.lapresse.ca/screens/4223-5e04-5350314d-9ee0-08cfac1c606d%7Cb7.QVFAbSZqz.html

Tests sur les remorques : http://www.securiteconso.org/avis-relatif-a-la-securite-des-remorques-de-velo-pour-enfant/

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