Loin de lui, je compte le temps à l’envers

Quand je suis ne suis pas auprès de mon petit, je compte le temps différemment.

Plutôt que de me dire que je vais m’amuser à la zumba pendant une heure, je me dis que je passe une heure de moins auprès de lui.

Bin sauf s’il était en train de faire une crise et que je me dis Mouahaha c’est Papa qui va gérer ça.

Ou non. Je me dis que je préférerais être là pour lui. Une fois où il a semblé vraiment en peine intense à l’idée que je parte, j’ai failli carrément annuler mon cours. Mon ptit cœur de maman a fondu; j’aurais tellement voulu que la séparation soit plus facile. C’est arrivé il y a assez longtemps, les premières fois que j’allais à la zumba, quand il venait d’avoir 2 ans. Et je savais qu’à chaque fois, il se consolait rapidement auprès de papa, qui était là pour le soutenir dans sa peine sans chercher à écourter celle-ci par des techniques de distraction. Je savais que si j’étais restée, je l’aurais regretté, parce que la zumba c’est le fun et ça me fait du bien.

Mais je ne peux pas m’empêcher de ressentir ce que je ressens.

Je ne peux pas empêcher mes élans, mes instincts de maman louve.

Et même pour des petites absences, comme aller 20 minutes à la fruiterie -où je vais généralement avec lui pour qu’il m’aide, regarde tous les fruits et légumes, joue entre les allées… mais parfois, juste pour 2 bananes et un sac d’oignons, c’est drôlement plus rapide sans lui-, et même s’il me dit gentiment « bye maman, à tantôt » de sa voix si douce en agitant sa petite main, j’ai hâte de revenir. Et je doute parfois de mon choix de l’avoir laissé à la maison.

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Ça a été plus net pour le party de Noël du bureau; l’équipe s’est rétrécie depuis quelques mois, les personnes dont j’étais le plus proche étant parties sans avoir été remplacées. On était conviés à un 5 à 7 suivi d’un resto. J’ai participé au 5 à 7, par politesse surtout, mais j’ai décliné le restaurant. J’ai trouvé que c’était vraiment suffisant de passer deux heures loin de lui pour être à un événement sympathique, mais pas incroyable. Arrivée à la maison, j’étais trop contente de le voir.

Loin de lui, je compte le temps à l’envers; je ne regarde pas ce que je fais, mais plutôt ce que je ne fais pas avec lui.

Je sais. Il va grandir. Aimer passer du temps loin de moi. Il faut aussi que je pense à moi.

Mais tout cela va arriver en son temps. Il a 3 ans; il est petit et si câlin. Il aime me dire « je t’aime ». Ces moments sont uniques et je peux en profiter au maximum. Il n’aura pas 3 ans toute sa vie.

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