Être parent et être ami ne s’excluent pas mutuellement

J’entends ça relativement souvent.

« Je ne suis pas son ami, d’abord. »

Un parent qui a commis un acte de VEO (violence éducative ordinaire : une tape, une menace, une humiliation…) et qui tente de se justifier.

Comme si ça pouvait se justifier.

Alors, oui, on peut avoir des excuses; être fatigué, stressé, etc. Mais ce sont des excuses; pas de vraies raisons profondes. Car ce type d’acte, si j’en suis moi-même coupable à l’occasion (la dernière fois que j’ai crié sur mon petit, c’était il y a un mois), je pense qu’il n’est jamais justifiable. Il n’y a pas de bonne raison de le faire.

Et surtout ce n’est pas le fait de « ne pas être son ami » qui légitime de telles pratiques.

Surtout qu’à bien y penser, je pourrais plus ou moins dire que, oui, je suis son amie.

Mais sa mère aussi.

Les rôles se complètent et s’influencent l’un l’autre. Ils ne s’excluent pas !

children-1822662_1920

Après tout, c’est quoi un ami ?

C’est une personne avec qui on discute, on partage des idées. Je fais ça avec mon enfant.

C’est une personne avec qui on passe de bons moments, on rit, on profite de la vie ensemble. Je fais ça avec mon enfant.

C’est une personne sur laquelle on peut se reposer quand on est triste, déçu, fâché. On parle de nos états d’âme et on reçoit de l’écoute en échange. Je fais ça avec mon enfant (dans une moindre mesure : en tant que mère, avec un enfant de moins de 4 ans, je ne vais en détail à ce sujet, mais j’en parle car de toute façon il y est sensible. Je ne fais pas semblant de bien aller quand ce n’est pas le cas !)

C’est une personne sur qui on peut compter, qui va nous rendre des services, avec qui on a une relation profonde et durable, en présence de qui on se sent compris et accepté tel qu’on est. Je fais ça avec mon enfant.

best-friends-1534506_1920

Je pourrais continuer, mais j’ai couvert le principal.

On peut se sentir « ami » avec son enfant. 

La peur sous-jacente, c’est évidemment d’être traité de laxiste; mais si on est ami ET parent, alors on ne perd pas de vue son rôle de guide, de facilitateur, de mentor qu’on a EN PLUS et non à la place. On ne va lui raconter des blagues sexuelles, le surcharger à propos de nos soucis de boulot, etc. Le parent-ami est effectivement différent avec son enfant par rapport à ce qu’il est ,et ce qu’il peut dire, à un ami adulte.

D’ailleurs, je ne me définis jamais comme étant l’amie de mon fils; mais je ne vais jamais non plus affirmer que je ne lui suis absolument pas.

Le fait de ne pas être amis ne justifiera jamais le manque de respect envers quelqu’un d’autre, adulte, animal… ou enfant.

« Je ne suis pas son ami« . Ok, j’accepte. À condition que tu respectes ton petit.

 

 

D’autres points de vue sur la question :

https://mrdad.com/ask-mr-dad/friend-vs-parent-you-dont-have-to-choose/

https://www.cairn.info/revue-recherches-familiales-2006-1-page-127.htm#s1n5

https://www.psychologytoday.com/blog/parenting-is-contact-sport/201103/parent-or-friend-do-i-have-choose

http://www.racheous.com/respectful-parenting/i-am-my-childs-friend/

http://www.theparentingjunkie.com/single-post/2017/03/06/Im-not-their-friend-Im-their-parent

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s